On veut des réponses!
Depuis la rentrée, le syndicat en a fait, du chemin : les statuts et règlements ont été adoptés; un comité exécutif, un comité de négociation et un comité de mobilisation ont été formés ; un sondage consultatif et des tables de discussion ont été organisés ; finalement, un projet de convention collective a été préparé, débattu et adopté en assemblée. À moins d’être de mauvaise foi, tous conviendront que le syndicat a travaillé sans relâche et avec acharnement pour mettre sur pied ses structures, préparer l’actuelle négociation et la faire progresser. La direction, elle, peut-elle en dire autant ?
La question se pose… À ce jour, elle n’a répondu qu’à 26 des 47 articles de notre projet. Se limitant souvent à poser des questions sans déposer d’offres concrètes, la direction a plutôt choisi de limiter ses réponses aux clauses normatives de la convention, c’est-à-dire celles qui ont trait aux dimensions « administratives » de l’application d’une convention collective. Aucun mot, à ce jour, sur nos revendications maîtresses, notamment: le nombre d’heures à notre tâche, son mode d’attribution, la semaine de travail, l’utilisation des journées pédagogiques, le sort des banques A et B, entre autres.
Plus encore : le 4 juin, la partie patronale a mis fin de façon cavalière à la rencontre de négociation, reprochant au syndicat de ne pas fournir de réponses à sa proposition portant sur certaines clauses normatives.
Il est pour le moins ironique de voir les représentants de la direction nous adresser de tels reproches quand eux-mêmes n’ont pas été capables, à ce jour, de répondre à l’ensemble de notre projet de convention déposé il y a déjà plus de trois mois. De toute évidence, l’administration voit la paille dans l’œil du voisin… mais ne voit pas la poutre qui se trouve dans le sien !
Vouloir connaître les offres clés : de la paranoïa ?
En fait, si les négociations sont si lentes, c’est notamment à cause du refus de la partie patronale à nous présenter sa position relativement aux clauses qui ont le plus d’incidence sur notre travail. Or, l’insistance des enseignants à vouloir obtenir des réponses claires quant à leurs principales demandes a été qualifiée de véritable « paranoïa » par l’avocate de la partie patronale… Disons simplement que le syndicat, lui, ne voit pas les choses du même œil.
Finalement, devant l’insistance de votre comité de négociation, les représentants patronaux se sont engagés à nous remettre leur position globale et complète sur l’ensemble des dispositions de notre projet de convention, lors de la rencontre prévue le 16 juin prochain. Il va sans dire que le syndicat entretient de grandes attentes à la suite de cet engagement patronal et s’attend à obtenir de façon claire et précise la position du Collège relativement à l’ensemble de nos revendications.
Vos représentants du SEECJDLM
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