Dans cet Info NÉGOS, vous trouverez un
récapitulatif de la semaine mouvementée que nous venons de traverser et de
l’information sur ce à quoi nous pouvons nous attendre pour la suite des
choses.
Le 29 mai, devant la stagnation des
négociations et l’absence d’offre patronale sur les demandes principales des
enseignant·e·s, l’assemblée générale se dote d’un mandat de grève. Tout le
monde a espoir que cet outil sera suffisamment dissuasif pour que l’employeur
prenne les demandes syndicales au sérieux et se mette à table.
Le 7 juin, les parties se rencontrent et,
après des heures de pourparlers, la partie patronale énonce pour la première
fois une offre claire, quoique exploratoire : en plus de ne rien n’offrir
pour le primaire, celle-ci n’envisage qu’une baisse de tâche éducative au
secondaire d’à peine 20 minutes sur une période de trois (3) ans, ce qui est
très loin des objectifs.
Le Syndicat
tente alors de trouver le meilleur terrain d’entente. Puisque les parties ne
s’entendent pas sur un marché de référence commun (écoles comparables), il
propose de ne considérer que les cinq (5) établissements communs aux marchés
syndical et patronal afin de viser une moyenne de tâche éducative qui serait un
compromis pour les deux parties, mais qui aurait le mérite de favoriser une
entente. C’est une fin de non-recevoir parce que l’employeur tient absolument à
ce que le public fasse partie des comparables.
Le 9 juin, la partie syndicale tente le coup
de formuler une offre globale qu’elle juge intéressante pour les deux parties :
le Syndicat assouplirait plusieurs demandes à incidence monétaire, accepterait
de considérer un échelonnage de la baisse de tâche sur plusieurs années, accepterait
l’idée de calculer la période d’étude minute par minute (avec l’assurance que
les récupérations seraient compensées adéquatement et que la baisse de tâche
soit ajustée en conséquence), accepterait de discuter d’une forme différente
d’indexation de la part payée par l’employeur pour les assurances collectives
et réduirait ses demandes en ce qui concerne le temps compensé pour la
participation à des activités, pour ne nommer que les éléments principaux.
Le Syndicat
énonce clairement la menace de la grève s’il n’y a pas un réel effort de tendre
la main de la part de la partie patronale, devant ce qui semble au Syndicat un
important pas en avant. Le Syndicat donne encore une fois la chance au Collège
d’éviter un conflit de travail.
Le 10
juin, la partie patronale
fait une contre-offre où la surprise est de voir une première considération
pour le primaire : elle envisage à titre exploratoire de retirer le 29e
élève et elle daigne mettre sur pied un comité pour aborder la lourdeur de la gestion
des élèves au primaire; l’offre est toutefois une insulte en ce qui a trait au
secondaire : une baisse de tâche de 25 minutes sur quatre (4) ans.
À coup de 5 minutes par
année, dans combien de temps aurons-nous des conditions de travail équitables par
rapport à nos pairs des autres collèges?
Les 11 et
12 juin, devant
l’inaction de la partie patronale et devant son refus net de témoigner une
quelconque forme de respect pour les demandes syndicales, les enseignant·e·s
sortent dans la rue deux après-midis. Tout le monde a espéré ne pas avoir à
exercer le mandat de grève, mais tout le monde est aussi prêt à mener jusqu’au
bout ce qui devient un combat pour le respect.
Le 13
juin, les parties se
revoient à la table de négociation. Par l’entremise de multiples conciliabules
entre procureurs, et entre procureurs et conciliatrice, les parties se rendent
vite compte qu’une entente de principe ne se signerait pas ce jour-là. La
partie patronale « est au bout de ses mandats » et, malgré une autre
piste de compromis exploratoire par le Syndicat, son offre demeure nettement insuffisante.
Les
enseignant·e·s ressortent donc pour un troisième après-midi de grève d’affilée.
Le 14
juin, le Syndicat
annonce par voie de communiqué que les enseignant·e·s ne perturberaient pas les
évaluations finales, ce qui se ferait au détriment des élèves, ceux dont tous
les enseignant·e·s du Collège ont à cœur la réussite.
Le 15
juin, la partie
patronale demande à la partie syndicale de se rendre disponible le dimanche 16
juin pour une rencontre de négociation.
Après être arrivé avec toute l’ouverture nécessaire pour négocier, il va sans dire que votre comité de négociation est reparti frustré de la situation, et profondément indigné d’avoir dû mettre de côté ses activités familiales en cette fête des pères pour se faire dire que le Collège « n’avait pas le mandat » de négocier.
Quelle sera la suite des choses?
La
conciliatrice a maintenu ses deux prochaines convocations : les 19 et 21
juin.
La partie patronale aura-t-elle
enfin le « mandat » de se mettre à table?
Préférera-t-elle un
début d’année 2019-2020 perturbée par un conflit de travail qui traine en
longueur?
Ce n’est
déjà pas à son avantage d’avoir fait en sorte, par ses offres insultantes
récurrentes, que l’image du Collège soit ternie par des après-midis de grève, alors
qu’elle avait eu maintes occasions d’éviter cela.
Quand verra-t-elle donc
que la partie syndicale lui tend plusieurs perches de compromis?
Quand acceptera-t-elle d’offrir
ne serait-ce que la moyenne de ce
qu’on trouve ailleurs?
La balle est dans son camp.
Il reste des
journées de grève en banque et ce serait dans l’intérêt des deux parties, dans
l’intérêt des élèves et dans celui des parents que le Syndicat n’ait pas à les
utiliser.
En souhaitant sincèrement une entente
de principe d’ici le 21 juin afin de démarrer une année scolaire 2019-2020
positive, où les relations de travail sont harmonieuses, tout à l’avantage de
l’institution, de sa clientèle et de ses employés.
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