lundi 17 juin 2019

INFO NÉGO - le 17 juin 2019


Dans cet Info NÉGOS, vous trouverez un récapitulatif de la semaine mouvementée que nous venons de traverser et de l’information sur ce à quoi nous pouvons nous attendre pour la suite des choses.

Le 29 mai, devant la stagnation des négociations et l’absence d’offre patronale sur les demandes principales des enseignant·e·s, l’assemblée générale se dote d’un mandat de grève. Tout le monde a espoir que cet outil sera suffisamment dissuasif pour que l’employeur prenne les demandes syndicales au sérieux et se mette à table.

Le 7 juin, les parties se rencontrent et, après des heures de pourparlers, la partie patronale énonce pour la première fois une offre claire, quoique exploratoire : en plus de ne rien n’offrir pour le primaire, celle-ci n’envisage qu’une baisse de tâche éducative au secondaire d’à peine 20 minutes sur une période de trois (3) ans, ce qui est très loin des objectifs.

Le Syndicat tente alors de trouver le meilleur terrain d’entente. Puisque les parties ne s’entendent pas sur un marché de référence commun (écoles comparables), il propose de ne considérer que les cinq (5) établissements communs aux marchés syndical et patronal afin de viser une moyenne de tâche éducative qui serait un compromis pour les deux parties, mais qui aurait le mérite de favoriser une entente. C’est une fin de non-recevoir parce que l’employeur tient absolument à ce que le public fasse partie des comparables.

Le 9 juin, la partie syndicale tente le coup de formuler une offre globale qu’elle juge intéressante pour les deux parties : le Syndicat assouplirait plusieurs demandes à incidence monétaire, accepterait de considérer un échelonnage de la baisse de tâche sur plusieurs années, accepterait l’idée de calculer la période d’étude minute par minute (avec l’assurance que les récupérations seraient compensées adéquatement et que la baisse de tâche soit ajustée en conséquence), accepterait de discuter d’une forme différente d’indexation de la part payée par l’employeur pour les assurances collectives et réduirait ses demandes en ce qui concerne le temps compensé pour la participation à des activités, pour ne nommer que les éléments principaux.

Le Syndicat énonce clairement la menace de la grève s’il n’y a pas un réel effort de tendre la main de la part de la partie patronale, devant ce qui semble au Syndicat un important pas en avant. Le Syndicat donne encore une fois la chance au Collège d’éviter un conflit de travail.

Le 10 juin, la partie patronale fait une contre-offre où la surprise est de voir une première considération pour le primaire : elle envisage à titre exploratoire de retirer le 29e élève et elle daigne mettre sur pied un comité pour aborder la lourdeur de la gestion des élèves au primaire; l’offre est toutefois une insulte en ce qui a trait au secondaire : une baisse de tâche de 25 minutes sur quatre (4) ans.

À coup de 5 minutes par année, dans combien de temps aurons-nous des conditions de travail équitables par rapport à nos pairs des autres collèges?

Les 11 et 12 juin, devant l’inaction de la partie patronale et devant son refus net de témoigner une quelconque forme de respect pour les demandes syndicales, les enseignant·e·s sortent dans la rue deux après-midis. Tout le monde a espéré ne pas avoir à exercer le mandat de grève, mais tout le monde est aussi prêt à mener jusqu’au bout ce qui devient un combat pour le respect.

Le 13 juin, les parties se revoient à la table de négociation. Par l’entremise de multiples conciliabules entre procureurs, et entre procureurs et conciliatrice, les parties se rendent vite compte qu’une entente de principe ne se signerait pas ce jour-là. La partie patronale « est au bout de ses mandats » et, malgré une autre piste de compromis exploratoire par le Syndicat, son offre demeure nettement insuffisante.
Les enseignant·e·s ressortent donc pour un troisième après-midi de grève d’affilée.

Le 14 juin, le Syndicat annonce par voie de communiqué que les enseignant·e·s ne perturberaient pas les évaluations finales, ce qui se ferait au détriment des élèves, ceux dont tous les enseignant·e·s du Collège ont à cœur la réussite.

Le 15 juin, la partie patronale demande à la partie syndicale de se rendre disponible le dimanche 16 juin pour une rencontre de négociation.


Le 16 juin, les parties se déplacent en ce dimanche matin et, à la surprise de la partie syndicale, la partie patronale n’offre rien de mieux qu’une autre baisse de cinq (5) minutes à la tâche, à atteindre seulement en 2021-2022. Ne pouvant en rester là, le Syndicat fait une nouvelle contre-proposition à la recherche de solutions satisfaisantes pour les parties. À la réception de cette nouvelle offre, le comité patronal ne fait que répéter qu’il « n’a pas le mandat » de la direction et du C.A. pour nous offrir mieux…

Après être arrivé avec toute l’ouverture nécessaire pour négocier, il va sans dire que votre comité de négociation est reparti frustré de la situation, et profondément indigné d’avoir dû mettre de côté ses activités familiales en cette fête des pères pour se faire dire que le Collège « n’avait pas le mandat » de négocier.


Quelle sera la suite des choses?
La conciliatrice a maintenu ses deux prochaines convocations : les 19 et 21 juin.

La partie patronale aura-t-elle enfin le « mandat » de se mettre à table?

Préférera-t-elle un début d’année 2019-2020 perturbée par un conflit de travail qui traine en longueur?

Ce n’est déjà pas à son avantage d’avoir fait en sorte, par ses offres insultantes récurrentes, que l’image du Collège soit ternie par des après-midis de grève, alors qu’elle avait eu maintes occasions d’éviter cela.

Quand verra-t-elle donc que la partie syndicale lui tend plusieurs perches de compromis?

Quand acceptera-t-elle d’offrir ne serait-ce que la moyenne de ce qu’on trouve ailleurs?

La balle est dans son camp.

Il reste des journées de grève en banque et ce serait dans l’intérêt des deux parties, dans l’intérêt des élèves et dans celui des parents que le Syndicat n’ait pas à les utiliser.

En souhaitant sincèrement une entente de principe d’ici le 21 juin afin de démarrer une année scolaire 2019-2020 positive, où les relations de travail sont harmonieuses, tout à l’avantage de l’institution, de sa clientèle et de ses employés.

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