Deuxième jour de grève-surprise au collège Jean
de La Mennais
L’offre de
l’employeur est une insulte
(La
Prairie, le 12 juin 2019) – En plein dernier droit de l’année scolaire, les
enseignantes et enseignants du collège Jean de La Mennais tiennent aujourd’hui,
pour une seconde journée consécutive, une demi-journée de grève afin de protester contre l’offre inacceptable
et la rigidité de leur employeur.
« La
proposition qui nous a été faite par le collège est dérisoire, a dénoncé le
président du syndicat, Mathieu Boutin. À titre d’exemple, alors que nous
demandons une réduction de la tâche éducative au secondaire de deux heures par cycle pour être en
mesure de mieux encadrer les élèves dans leur apprentissage, on nous propose de
réduire cette tâche de plus ou
moins 15 minutes, soit une réduction de moins de 2 minutes par jour de travail la
première année et de moins de 38
secondes supplémentaires par jour de travail, les années subséquentes ! »,
souligne-t-il.
« Nous estimons que le fait d’avoir une
tâche de deux heures de plus en moyenne que les enseignants des autres collèges
comparables équivaut, pour un grand nombre d’enseignants, à avoir un
groupe de plus à qui enseigner, avec ce que ça comporte sur le plan de la
préparation des cours et des examens, de la correction, du suivi et du soutien
aux élèves. C’est énorme ! », s’exclame encore Mathieu Boutin.
Des considérations purement
financières
« L’offre de l’employeur ne se justifie
par aucune raison pédagogique, en fait, elle ne semble se baser que sur des
considérations financières. Et pourtant, l’année dernière seulement, il a réalisé
des profits de plus de 415 000 $ ! Qu’attend-il pour en faire
bénéficier les enseignantes et enseignants qu’il embauche et les élèves du
collège par le fait même ? », a pour sa part lancé la présidente du Conseil
central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval.
Non seulement l’employeur refuse-t-il de
répondre sérieusement aux principales demandes syndicales, mais, en plus, il demande
des reculs aux enseignantes et enseignants, dont le retrait de la
clause d’indexation des assurances qui les obligerait à assumer chaque nouvelle
augmentation. « La
balle est dans le camp du collège. La partie patronale connaît nos priorités et nous demandons qu’elle revienne à
la table de négociation, jeudi, avec des propositions qui répondent à nos
objectifs, sans quoi elle devra vivre avec nos moyens de pression », a
renchéri Mathieu Boutin.
Le
vice-président de la Fédération des enseignantes et enseignants du Québec FNEEQ–CSN,
Léandre Lapointe, a finalement conclu : « L’employeur manque de considération envers
celles et ceux qui permettent au collège de se classer parmi les établissements
d’excellence au Québec. Il a choisi le profit au lieu de choisir les
enseignantes et enseignants, et ces derniers doivent accepter la surcharge pour
maintenir la bonne réputation du collège. Qu’il soit assuré que la CSN sera toujours là pour appuyer ses membres. »
Pour les médias
Du
piquetage se tient au collège aujourd’hui le 12 juin, depuis 13 h 50.
Le président du syndicat est présent sur place et disponible pour répondre aux
questions des médias.
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Renseignements :
Ariane
Gagné,
Conseillère
aux communications CSN,
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