Dans une lettre ouverte envoyée au Devoir, Jacques Létourneau, le président de la CSN, rappelle que la forme actuelle de ces régimes de pension a été l'objet d'une entente entre les syndiqués... et les employeurs. Ce régime à prestation déterminée n'est donc pas un privilège indu, mais bien une composante à part entière de la rémunération des enseignant(e)s.
Les régimes de retraite de nature privée tout comme ceux des services parapublics - municipalités, universités, etc. -, tels que nous les connaissons, sont depuis des décennies au coeur des conventions collectives négociées. Ils ne constituent en rien un cadeau qu’on aurait fait aux travailleurs, mais une composante importante de leur rémunération. Quiconque a déjà négocié sait que le résultat d’une négociation représente un tout. Lorsqu’un employeur convient avec un syndicat d’une entente, il n’est pas naïf, il sait que celle-ci est globale, il sait ce qu’il signe.De plus, vous pouvez consulter un document qui éclaire sous un autre angle ce discours catastrophiste portant sur le RREGOP. Pour vous mettre en appétit, en voici l'introduction :
Depuis quelque temps, il est abondamment question des régimes de retraite à prestations déterminées. Dans ces régimes, dont fait partie le RREGOP, le montant de la rente est connu d’avance, en fonction du nombre d’années cotisées. Les médias et les groupes de droite mettent généralement dans le même bateau les régimes du secteur privé et du secteur public, tout comme ils traitent tous les régimes du secteur public à peu près sur le même pied, qu’il s’agisse du RREGOP, des autres régimes du gouvernement québécois (cadres, juges, Sûreté du Québec, etc.), des régimes fédéraux ou des régimes municipaux.
Bien qu’il existe de grandes différences entre ces régimes, les médias et le discours des groupes de droite qu’ils véhiculent ne font pas les nuances nécessaires. Ils tentent plutôt d’alimenter la jalousie et la hargne de la population envers le personnel de l’État, c’est-à-dire l’ensemble des personnes salariées de la fonction publique, des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux. [...] Confrontons quelques mythes et préjugés véhiculés par les médias à la réalité des faits.
La suite se trouve ici.
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