vendredi 24 mai 2019

INFO NÉGO - le 13 mai 2019


Vendredi dernier avait lieu la dernière séance de négociation. Le Syndicat a de nouveau fait la démonstration du bienfondé de ses demandes concernant la tâche au secondaire et le nombre d’élèves au primaire, en plus d’exposer de façon concrète la réalité JDLM, que le comité patronal ne semble étrangement pas très bien connaitre. Il est déroutant de constater chaque fois à quel point le comité patronal semble déconnecté de la réalité de son propre collège et que tout ce qu’il avance semble avoir le même but : faire des économies sur le dos des enseignant·e·s! 

La Direction n’a toujours pas donné de position sur les enjeux principaux des présents pourparlers. Elle a par contre pris soin de rappeler qu’elle espère dorénavant gérer le collège minute par minute et qu’elle désire ne plus indexer sa contribution aux assurances collectives de ses employés. 

Concrètement, voici de quoi il en retournerait si les enseignant·e·s acceptaient ces demandes :


Minute par minute

·         Pour un·e enseignant·e du primaire, une surveillance d’étude ou une récupération vaudraient 40 minutes à la tâche, pas une minute de plus!

·         Pour un·e enseignant·e du 1er cycle, une surveillance d’étude, une récupération, un dépannage, un comité à l’étude, etc. vaudraient tous 37 minutes à la tâche, pas une minute de plus!

·         Pour un·e enseignant·e du 2e cycle, une surveillance d’étude, une récupération, un dépannage, un comité à l’étude, etc. vaudraient tous 42 minutes à la tâche, pas une minute de plus!

On parle d’une augmentation de tâche moyenne d’environ 30 minutes par enseignant!

Assurances collectives

Les enseignant·e·s auraient à débourser de leur poche toute augmentation aux couts du régime d’assurances collectives, compte tenu que l’employeur ne veut plus indexer sa contribution.

Il faut savoir qu’avant la négociation de la première convention collective, les enseignant·e·s n'avaient jamais eu à débourser pour leur prestation d’assurances de base et que, en guise de compromis, le Syndicat avait accepté la proposition du Collège d'un montant plafonné, indexé chaque année en fonction des subventions gouvernementales.

En projetant l'indexation de cette année sur une période de cinq ans, un·e enseignant·e aurait donc à débourser, sur cette période, un total d'au moins 800 $ pour son régime d’assurances collectives advenant une hausse équivalente du cout des assurances!

Dans un contexte de surplus budgétaires récurrents, le gel de la contribution d’assurances représente donc un désengagement de l’employeur par rapport au principal avantage social de la convention collective!


Les parties se reverront le 24 mai 2019. Le Syndicat se demande si le Collège va enfin se mettre à table et négocier franchement sur les enjeux principaux que sont la tâche éducative et le nombre d’élèves!

Sachant que, pour un même salaire, les enseignant·e·s de Jean de la Mennais doivent enseigner plus d’heures que les autres, le Syndicat a demandé à la Direction pourquoi les enseignant·e·s de leur collège devraient-ils valoir moins qu’ailleurs? Ce à quoi il n’a pas eu de réponse.

Vos représentant·e·s du Syndicat

Aucun commentaire:

Publier un commentaire