Vendredi dernier avait lieu la dernière séance de
négociation. Le Syndicat a de nouveau fait la démonstration du bienfondé de ses
demandes concernant la tâche au secondaire et le nombre d’élèves au primaire,
en plus d’exposer de façon concrète la réalité JDLM, que le comité patronal ne
semble étrangement pas très bien connaitre. Il est déroutant de constater chaque fois à quel point le comité
patronal semble déconnecté de la réalité de son propre collège et que tout ce
qu’il avance semble avoir le même but : faire des économies sur le dos des
enseignant·e·s!
La Direction
n’a toujours pas donné de position sur les enjeux principaux des présents
pourparlers. Elle a par contre pris soin de rappeler qu’elle espère dorénavant gérer le collège minute par minute et
qu’elle désire ne plus indexer sa contribution
aux assurances collectives de ses employés.
Concrètement, voici de quoi il en retournerait
si les enseignant·e·s acceptaient ces demandes :
Minute par minute
·
Pour
un·e enseignant·e du primaire, une surveillance d’étude ou une récupération vaudraient
40 minutes à la tâche, pas une minute de plus!
·
Pour
un·e enseignant·e du 1er cycle, une surveillance d’étude, une
récupération, un dépannage, un comité à l’étude, etc. vaudraient tous 37
minutes à la tâche, pas une minute de plus!
·
Pour
un·e enseignant·e du 2e cycle, une surveillance d’étude, une
récupération, un dépannage, un comité à l’étude, etc. vaudraient tous 42
minutes à la tâche, pas une minute de plus!
On
parle d’une augmentation de tâche moyenne d’environ 30 minutes par enseignant!
Assurances collectives
Les
enseignant·e·s auraient à débourser de leur poche toute augmentation aux couts
du régime d’assurances collectives, compte tenu que l’employeur ne veut plus
indexer sa contribution.
Il
faut savoir qu’avant la négociation de la première convention collective, les
enseignant·e·s n'avaient jamais eu à débourser pour leur prestation
d’assurances de base et que, en guise de compromis, le Syndicat avait accepté
la proposition du Collège d'un montant plafonné, indexé chaque année en
fonction des subventions gouvernementales.
En
projetant l'indexation de cette année sur une période de cinq ans, un·e
enseignant·e aurait donc à débourser, sur cette période, un total d'au moins
800 $ pour son régime d’assurances collectives advenant une hausse équivalente
du cout des assurances!
Dans
un contexte de surplus budgétaires récurrents, le gel de la contribution
d’assurances représente donc un désengagement de l’employeur par rapport au
principal avantage social de la convention collective!
Les parties
se reverront le 24 mai 2019. Le Syndicat se demande si le Collège va enfin se
mettre à table et négocier franchement sur les enjeux principaux que sont la
tâche éducative et le nombre d’élèves!
Sachant que,
pour un même salaire, les enseignant·e·s de Jean de la Mennais doivent
enseigner plus d’heures que les autres, le Syndicat a demandé à la
Direction pourquoi les enseignant·e·s de leur collège devraient-ils valoir moins
qu’ailleurs? Ce à quoi il n’a pas eu de réponse.
Vos représentant·e·s du Syndicat
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