jeudi 21 mars 2019

INFO NÉGO - le 14 février 2019


Coup de théâtre
Le Collège court-circuite la table!
La dernière table de négociation s’est tenue le vendredi 8 février. Cette rencontre importante visait à relancer des discussions maintes fois éludées par la direction et à obtenir des réponses quant à plusieurs éléments importants. Une fois de plus, elle a balayé plusieurs aspects de la négociation sans présenter d’arguments ou sans répondre à nos interrogations.
Non seulement nous avons été déçus par l’intransigeance du Collège et par l’absence de volonté de celui-ci à rechercher des solutions visant à améliorer nos conditions de travail mais, à la suite de cette rencontre, nous avons été informés que la direction désirait mettre fin au processus tel qu’enclenché et demandait l’intervention d’un tiers (conciliation), au moment où elle n'avait plus le choix de présenter et de défendre ses positions.
Sujets que le Collège tente ainsi d’éviter :
Cadre financier
Aucun retour du Collège bien que ce soit essentiel dans le processus
Tâche éducative
Aucune réponse à notre démonstration de la tâche plus élevée à JDLM
Attributions des voyages éducatifs
Refus net de discuter à la table du sujet malgré la présentation du Syndicat de plusieurs cas problématiques
Barèmes de remboursement
Refus net de discuter à la table du sujet bien que le Collège soit en retard sur le milieu
Tous les aspects monétaires
Alors qu’il est normal de discuter des aspects monétaires en bloc, le Collège rompt la table avant même d'amorcer une réelle discussion sur le sujet.
Il va de soi que cette manœuvre du Collège est une stratégie pour repousser le plus loin possible ce qui était devenu inévitable : une réelle discussion sur les aspects centraux de la négo.

Cela veut dire :

·       Que le Collège ne veut pas négocier directement avec les enseignant·e·s…
·       Que le Collège repousse de plusieurs semaines la prochaine rencontre de négociation et, donc, les discussions sur les enjeux les plus importants…
 


États des négos - primaire
Malgré les démonstrations faites par votre comité de négociation, le Collège prétend que de réduire le nombre d’élèves par groupe serait une trop grande dépense!

La norme en 5e et 6e années est pourtant de 24 élèves / groupe en moyenne et de 26 au maximum!

Il est aussi à noter que, selon la direction, puisque les enseignant·e·s en place ne démissionnent pas, c’est que le nombre d’élèves par classe ne constitue pas un enjeu.
De plus, le Collège n’a pas l’intention d’offrir un service de reprise des évaluations comme au secondaire! Elle mentionne que cela n’a jamais été un problème.

États des négos - secondaire
Malgré les démonstrations faites par votre comité de négociation, le Collège ne reconnait pas que la tâche éducative à JDLM est plus lourde qu’ailleurs! Il propose de surcroit de l’augmenter en comptant toutes les activités de la période d’étude à la minute près. Or, les comparatifs sont clairs, notamment quand on observe la tâche d’enseignement maximale :



Établissement
Tâche d’enseignement maximale
Collège Charles-Lemoyne
26,6
Collège Durocher Saint-Lambert
26,6
Collège Notre-Dame-de-Lourdes
28,8
Collège Trinité
26,6
Collège Villa Maria
26,6
Collège Regina Assumpta
26,6
Collège Notre-Dame
26,6
Collège Saint-Sacrement
26,7
Collège Français
28
Collège Jean-de-Brébeuf
21,6
Collège de Montréal
27,7
Moyenne des maximums
26,6
Situation actuelle JDLM
30
Pourquoi les collèges comparables sont-ils capables de financer une tâche éducative maximale de 28 h / cycle en moyenne et une tâche d’enseignement maximale de 26,6 h / cycle en moyenne alors que JDLM, non?

·         À JDLM, on travaille plus d’heures pour le même salaire.
·         À JDLM, notre travail n’a donc pas la même valeur qu’ailleurs!
·         44 % des enseignant·e·s seraient en surtâche dans un autre collège.
 
Or, l’information du Syndicat lui permet de penser que le Collège est en excellente santé financière et que ce n’est pas une question de capacité de payer, mais une question de choix!

La direction fera-t-elle le choix d’offrir à ses enseignant·e·s des conditions de travail comparables à celles des autres?
D’ici là, les enseignant·e·s ne peuvent accepter qu’elle brise la table de négociation sans avoir daigné répondre sur les questions monétaires!
Solidaires,
Vos représentant·e·s du Syndicat

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