Coup de théâtre
Le Collège court-circuite la table!
La dernière table de négociation s’est tenue le
vendredi 8 février. Cette rencontre importante visait à relancer des
discussions maintes fois éludées par la direction et à obtenir des réponses
quant à plusieurs éléments importants. Une fois de plus, elle a balayé plusieurs
aspects de la négociation sans présenter d’arguments ou sans répondre à nos
interrogations.
Non seulement nous avons été déçus par
l’intransigeance du Collège et par l’absence de volonté de celui-ci à
rechercher des solutions visant à améliorer nos conditions de travail mais, à
la suite de cette rencontre, nous
avons été informés que la direction désirait mettre fin au processus tel
qu’enclenché et demandait l’intervention d’un tiers (conciliation), au
moment où elle n'avait plus le choix de présenter et de défendre ses positions.
Sujets
que le Collège tente ainsi d’éviter :
Cadre
financier
|
Aucun retour du Collège bien que ce soit essentiel
dans le processus
|
Tâche
éducative
|
Aucune réponse à notre démonstration de la tâche plus
élevée à JDLM
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Attributions
des voyages éducatifs
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Refus net de discuter à la table du sujet malgré la
présentation du Syndicat de plusieurs cas problématiques
|
Barèmes
de remboursement
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Refus net de discuter à la table du sujet bien que le
Collège soit en retard sur le milieu
|
Tous les
aspects monétaires
|
Alors qu’il est normal de discuter des aspects
monétaires en bloc, le Collège rompt la table avant même d'amorcer une réelle
discussion sur le sujet.
|
Il va de soi que cette
manœuvre du Collège est une stratégie pour repousser le plus loin possible ce
qui était devenu inévitable : une réelle discussion sur les aspects
centraux de la négo.
Cela veut dire :
· Que le Collège ne veut pas négocier directement
avec les enseignant·e·s…
· Que le Collège repousse de plusieurs semaines la prochaine rencontre de négociation et, donc, les
discussions sur les enjeux les plus importants…
États des négos - primaire
Malgré les démonstrations faites par votre comité de
négociation, le Collège prétend que
de réduire le nombre d’élèves par groupe serait une trop grande dépense!
La norme en 5e
et 6e années est pourtant de 24 élèves / groupe en moyenne et
de 26 au maximum!
|
Il est aussi à noter que, selon la direction, puisque
les enseignant·e·s en place ne démissionnent pas, c’est que le nombre d’élèves
par classe ne constitue pas un enjeu.
De plus, le Collège
n’a pas l’intention d’offrir un service de reprise des évaluations comme au
secondaire! Elle mentionne que cela
n’a jamais été un problème.
États des négos - secondaire
Malgré les démonstrations faites par votre comité de
négociation, le Collège ne reconnait pas
que la tâche éducative à JDLM est plus lourde qu’ailleurs! Il propose de
surcroit de l’augmenter en comptant toutes les activités de la période d’étude
à la minute près. Or, les comparatifs sont clairs, notamment quand on
observe la tâche d’enseignement maximale :
Établissement
|
Tâche d’enseignement maximale
|
Collège Charles-Lemoyne
|
26,6
|
Collège Durocher Saint-Lambert
|
26,6
|
Collège Notre-Dame-de-Lourdes
|
28,8
|
Collège Trinité
|
26,6
|
Collège Villa Maria
|
26,6
|
Collège Regina Assumpta
|
26,6
|
Collège Notre-Dame
|
26,6
|
Collège Saint-Sacrement
|
26,7
|
Collège Français
|
28
|
Collège Jean-de-Brébeuf
|
21,6
|
Collège de Montréal
|
27,7
|
Moyenne des maximums
|
26,6
|
Situation
actuelle JDLM
|
30
|
Pourquoi
les collèges comparables sont-ils capables de financer une tâche éducative maximale
de 28 h / cycle en moyenne et une tâche d’enseignement
maximale de 26,6 h / cycle en moyenne alors que JDLM, non?
·
À JDLM, on
travaille plus d’heures pour le même salaire.
·
À JDLM, notre
travail n’a donc pas la même valeur qu’ailleurs!
·
44 % des
enseignant·e·s seraient en surtâche dans un autre collège.
|
Or, l’information
du Syndicat lui permet de penser que le Collège est en excellente santé
financière et que ce n’est pas une question de capacité de payer, mais une
question de choix!
La direction fera-t-elle le choix d’offrir à ses
enseignant·e·s des conditions de travail comparables à celles des autres?
D’ici là,
les enseignant·e·s ne peuvent accepter qu’elle brise la table de négociation
sans avoir daigné répondre sur les questions monétaires!
Solidaires,
Vos représentant·e·s du Syndicat
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