L’IMPASSE
Cette semaine, encore une
fois, nous attendions beaucoup de la table de négociation. Après des mois
d’attente, la partie patronale s’était engagée à déposer une offre sérieuse
concernant la tâche éducative. Si tel avait été le cas, une réelle négociation
sur cet enjeu majeur de la convention collective aurait pu s’enclencher.
Malheureusement, par la nature de son offre, la direction n’a pas su démontrer
qu’elle désirait négocier.
Pas d’investissement dans
les conditions de travail des enseignants
À notre grand étonnement,
elle s’est contentée de :
- retrancher 15 minutes à notre tâche éducative. Il est à noter que lors de négociation précédente (tel que mentionné dans l'Info négos du 19 février 2015), la direction avait dit pouvoir dégager 30 minutes de la tâche éducative en optimisant les périodes d’étude en troisième et en quatrième secondaires;
- affirmer que nos demandes sont inatteignables dans la structure actuelle et qu’elle n’a aucune intention de la changer.
Votre comité de négociation est
profondément déçu de cette impasse. Dans le contexte où la tâche éducative est
le dernier élément sur lequel s’entendre, il croyait qu’en entamant une réelle
discussion sur la tâche et qu’en cherchant des solutions acceptables pour les
deux parties, la signature de la convention collective était à portée de main.
La partie patronale refuse
de reconnaitre que le nombre d’heures à la tâche éducative est le principal
problème des enseignants. Or, en l’absence de proposition visant à améliorer de
façon notable la tâche éducative et par le manque de volonté de la direction à chercher
des solutions visant à alléger le fardeau des enseignants, la partie patronale
donne l’impression de ne pas vouloir négocier sérieusement l’enjeu principal de
cette première convention.
L’exécutif a donc décidé à
l’unanimité, et dans le plus grand intérêt du processus de négociation, de faire
appel à un conciliateur.
La conciliation n’est pas
l’arbitrage
Le rôle de conciliateur,
comme son nom l’indique, est de faire en sorte que les deux parties s’entendent
par elles-mêmes. Il convoque les séances de négociation et s’assure que les
parties travaillent de bonne volonté dans un processus de règlement. En somme,
il les force à se parler.
Heureusement, lorsque les
syndicats de la FNEEQ ont eu recours à des conciliateurs, la très grande
majorité des cas ont connu un règlement négocié. C’est donc dire que ce regard
extérieur s’avère souvent très utile pour concilier la position des parties.
Toutefois, advenant qu’il n’y ait pas de possibilité d’entente, l’étape ultime
est l’arbitrage de première convention.
Après plus d’un an de
négociation entre les parties, nous nous serions attendus à pouvoir discuter de
la tâche éducative de façon sérieuse et d’envisager que chaque partie fasse des
pas l’une vers l’autre. Mais il faut être deux pour danser… Votre exécutif
syndical croit donc avoir pris la meilleure décision pour aider la situation.
Tant que la direction n’investira pas un sou dans les
conditions de travail de ses employés, on peut se poser de sérieuses
questions sur son désir d’en arriver à une entente.
En tout solidarité,
Vos représentants syndicaux
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