mercredi 25 mars 2015

Info négos - Le 25 mars 2015



L’IMPASSE

Cette semaine, encore une fois, nous attendions beaucoup de la table de négociation. Après des mois d’attente, la partie patronale s’était engagée à déposer une offre sérieuse concernant la tâche éducative. Si tel avait été le cas, une réelle négociation sur cet enjeu majeur de la convention collective aurait pu s’enclencher. Malheureusement, par la nature de son offre, la direction n’a pas su démontrer qu’elle désirait négocier. 
Pas d’investissement dans les conditions de travail des enseignants 
À notre grand étonnement, elle s’est contentée de :
  • retrancher 15 minutes à notre tâche éducative. Il est à noter que lors de négociation précédente (tel que mentionné dans l'Info négos du 19 février 2015), la direction avait dit pouvoir dégager 30 minutes de la tâche éducative en optimisant les périodes d’étude en troisième et en quatrième secondaires;
  • affirmer que nos demandes sont inatteignables dans la structure actuelle et qu’elle n’a aucune intention de la changer.
Votre comité de négociation est profondément déçu de cette impasse. Dans le contexte où la tâche éducative est le dernier élément sur lequel s’entendre, il croyait qu’en entamant une réelle discussion sur la tâche et qu’en cherchant des solutions acceptables pour les deux parties, la signature de la convention collective était à portée de main. 
La partie patronale refuse de reconnaitre que le nombre d’heures à la tâche éducative est le principal problème des enseignants. Or, en l’absence de proposition visant à améliorer de façon notable la tâche éducative et par le manque de volonté de la direction à chercher des solutions visant à alléger le fardeau des enseignants, la partie patronale donne l’impression de ne pas vouloir négocier sérieusement l’enjeu principal de cette première convention.
L’exécutif a donc décidé à l’unanimité, et dans le plus grand intérêt du processus de négociation, de faire appel à un conciliateur. 
La conciliation n’est pas l’arbitrage 
Le rôle de conciliateur, comme son nom l’indique, est de faire en sorte que les deux parties s’entendent par elles-mêmes. Il convoque les séances de négociation et s’assure que les parties travaillent de bonne volonté dans un processus de règlement. En somme, il les force à se parler. 
Heureusement, lorsque les syndicats de la FNEEQ ont eu recours à des conciliateurs, la très grande majorité des cas ont connu un règlement négocié. C’est donc dire que ce regard extérieur s’avère souvent très utile pour concilier la position des parties. Toutefois, advenant qu’il n’y ait pas de possibilité d’entente, l’étape ultime est l’arbitrage de première convention.
Après plus d’un an de négociation entre les parties, nous nous serions attendus à pouvoir discuter de la tâche éducative de façon sérieuse et d’envisager que chaque partie fasse des pas l’une vers l’autre. Mais il faut être deux pour danser… Votre exécutif syndical croit donc avoir pris la meilleure décision pour aider la situation. 
Tant que la direction n’investira pas un sou dans les conditions de travail de ses employés, on peut se poser de sérieuses questions sur son désir d’en arriver à une entente.
En tout solidarité, 
Vos représentants syndicaux

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