mardi 4 février 2014

Le SEECJDLM – CSN victime d’une obstruction intenable et inacceptable

Depuis la création du syndicat des enseignantes et des enseignants du collège Jean de la Mennais (SEECJDLM – CSN), un soutien considérable a été offert par la CSN aux membres du comité exécutif. Étant en phase d’apprentissage, vos officiers syndicaux bénéficient grandement des recommandations des experts des différentes instances de la CSN. 

S’il est une personne-ressource particulièrement importante pour les officiers syndicaux du SEECJDLM – CSN, c’est bien notre conseiller syndical FNEEQ, Marc Jodoin. Il informe les officiers du SEECJDLM–CSN quant au fonctionnement syndical; les guide dans l’apprentissage de leurs nouvelles fonctions; les conseille dans leurs décisions et leurs communications, qu’elles soient formelles ou informelles. Plus encore, c’est le conseiller syndical qui appuie le comité de négociation dans la création et la rédaction du projet de convention collective, en plus d’agir à titre de porte-parole à la table de négociations. 

Notre conseiller syndical est sans conteste une figure centrale de notre nouvelle vie syndicale mennaisienne. Sa présence est requise par vos officiers syndicaux du comité exécutif et du comité de négociation, qui comptent sur ses conseils pour faire un travail de qualité et pour vous représenter avec toute la rigueur à laquelle vous avez droit. 

Or, actuellement, la direction générale du collège interdit à notre conseiller syndical de participer aux rencontres des comités lorsqu’elles se tiennent sur le campus, ce qui va à contresens des pratiques en vigueur dans les collèges privés du Québec. Notre conseiller peut pénétrer dans le collège dans un seul contexte : lors des assemblées générales, s’il est le seul intervenant à représenter la CSN. Hors des assemblées générales, celui-ci n’a pas le droit de se rendre au local syndical, le S-105, pour soutenir vos officiers syndicaux. 

Bien que le SEECJDLM – CSN ait demandé à la direction d’assouplir cette politique injustifiable, et cela, à plus d’une reprise, il se bute constamment à un refus obstiné. Agissant de façon unilatérale et inflexible, la direction générale juge « qu’aucun élément en faveur de la révision de cette consigne [l’interdiction faite au conseiller syndical d’assister aux réunions des officiers syndicaux] n’a été présenté ». 

D’une part, par ses agissements, la direction générale du collège ne reconnait pas l’autonomie du syndicat. En effet, en édictant unilatéralement les moments où les personnes-ressources sont admises sur le campus du collège, la direction présume des besoins du syndicat et s’ingère dans la détermination de ces besoins. D’autre part, en empêchant les officiers du syndicat de recevoir le soutien de leur conseiller, payé à même les cotisations des membres, la direction générale entrave la bonne marche du syndicat.

Vos officiers syndicaux ne comprennent absolument pas quels préjudices pourrait causer la présence de notre conseiller au collège. Pour tenter de trouver une solution à ce faux problème, notre conseiller syndical a même rencontré personnellement le directeur général du collège. Il a proposé des aménagements visant à accommoder la partie patronale : il a suggéré de garer sa voiture loin des accès réservés aux élèves; il s’est engagé à se rendre seulement au local syndical et nulle part ailleurs lors de ses visites; il a proposé de prendre le chemin le plus direct pour se rendre à ce local, et cela, afin d’éviter de croiser des élèves ou des frères. Malgré tous ces « accommodements raisonnables », la direction générale persiste à refuser la présence du conseiller syndical lors des réunions de vos officiers syndicaux, et ce, sans offrir la moindre justification. 

Le comité exécutif et le comité de négociation considèrent cette situation injustifiable et inacceptable et nous tenions à ce que vous en preniez acte. Cette situation, en apparence si simple à régler, illustre le manque d’écoute et de considération auquel font face les enseignants du collège. Elle confirme les raisons pour lesquelles nous sommes aujourd’hui syndiqués.

En attendant que cette situation soit corrigée, les comités du SEECJDLM – CSN en sont réduits à tenir leurs assemblées dans des restaurants, des cafés et des pubs de La Prairie. À partir de maintenant, ils réserveront systématiquement des tables en mentionnant qu’ils viennent au nom du syndicat des enseignantes et des enseignants du collège Jean de la Mennais.

Nous espérons compter sur votre solidarité dans les prochaines semaines afin de mettre fin à cette situation inadmissible.

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